Altriman

Défi sportif pour FOP France – L’Ironman Nicolas Thiery a fini 49e à l’Altriman

Cet été, l’athlète morlaisien Nicolas Thiery enchaîne trois Ironman en trois mois, contre la maladie de pierre dont souffre un copain de son fils, Alexandre. À l’Altriman, le triathlète a fini 49e sur 196. Une performance qu’il relate sur sa page Facebook, « Nicolas Triathlon ».

Dimanche dernier, nous vous présentions le défi du triathlète morlaisien, qui va enchaîner trois Ironman de montagnes pour collecter des dons pour la recherche sur la maladie de l’homme de pierre. Une maladie orpheline très peu connue du grand public dont souffre un copain de classe de son fils, le petit Alexandre.

« Tout petit devant ces montagnes »

Sur sa page Facebook « Nicolas Triathlon », le triathlète raconte la première étape, l’Altriman, couru le samedi 8 juillet dans les Pyrénées.

« Parti de Morlaix le mercredi matin plutôt confiant et sûr de moi, j’ai rapidement changé d’attitude en découvrant la région, les routes et les parcours vélo et CAP (je passe sur la température de l’eau du lac et l’altitude). Mes rêves de chrono ont rapidement laissé la place aux espoirs d’être « finisher » ce qui était l’objectif réaliste finalement. J’ai donc attendu sagement le départ en me faisant tout petit (c’était facile…) devant ces montagnes », entame le triathlète.

«Natation de nuit avec fumigènes et laser »

Comme dans tout triathlon, le challenge commence par la natation : « Départ très calme et studieux, pas trop la fête, tout le monde est concentré et plutôt bienveillant sur les copains du jour. Natation de nuit avec fumigènes et laser pour se repérer, c’est classe ! Départ en brasse pour trouver le souffle et prendre la t° de l’eau et c’est parti ! Rapidement tout seul, ça fait bizarre dans la nuit, mais bon pas le choix, faut avancer… Au final, ça se passe plutôt bien sans trop forcer, la journée commence ».

« Le parcours le plus dur de ma petite carrière de cyclo »

Suit l’épreuve vélo : « 9 h sans drafter avec plus de 4 500 m de dénivelé, ça use grave. Pluie et tempête au sommet, le déluge… Les paysages sont grandioses mais le parcours est sûrement le plus dur de ma petite carrière de cyclo (petites routes, gravillons, glissades,…). Bref, du sauvage. Bonne gestion du vélo sans tirer dessus. »

« Marcher au 7e km, la claque ! »

Puis la course à pied : « Départ pas mal sur le plat et les petits chemins au bord du lac pas trop de sensations mais j’avance bien qd même. Arrivé au 6e km, ça commence à monter dans les chemins avec des beaux cailloux… Arrivé à la station, donc au 7e km, obligé de marcher tellement la pente est forte ! La claque ! Marcher au 7e km sur un marathon, c’était pas dans ma conception. La fameuse pente trop forte est longue environ 2 km… Et puis ça redescend jusqu’à un petit lac somptueux pour un demi-tour et remontée… J’assume enfin ma décision de monter en marche et de courir sur le plat et en descente. Avant la fin du premier semi, je me rends compte que c’est une boucherie et que tout le monde marche et s’encourage, un grand moment, situation extrême. »

49e après 5 h de marathon

« Au final, 5 h de marathon avec un beau finish en compagnie de la première femme trop forte. Je gagne quand même six places et un peu de moins de 16 h de course. Long, très long, physiquement pas trop attaqué et la tête à tenue jusqu’au bout (49e sur 196). Des gens adorables sur tout le parcours (bénévoles et participants), une vraie atmosphère de bienveillance qui tranche avec la difficulté de l’épreuve. »

« Première étape du défi Fop assurée ! Merci pour tous vos encouragements, la suite à Embrun et en famille ! Trop bien !!!! », conclut le triathlète solidaire.

Article paru le 14/07/2017 sur le site de Ouest-France

Pas de commentaires

  • Votre adresse email ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont marqués *
  • Vous pouvez utiliser les HTML tags et attributs : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>
User Login