Le défi de Nicolas

Maladie de l’homme de pierre. Un défi au sommet

À 38 ans, le Morlaisien Nicolas Thiery a un projet un peu fou : enchaîner trois gros triathlons de montagne. Son but n’est pas que sportif, il entend communiquer sur la Fibrodysplasie ossifiante progressive (Fop), la maladie de l’homme de pierre, dont souffre Alexandre, six ans, copain d’école de son fils.

Le triathlon, Nicolas Thiery est « tombé dedans », il y a cinq ans. Très vite, le directeur Bretagne du PMU s’est orienté vers les très longues distances, les épreuves au format Ironman (3,8 km en natation, 180 km à vélo et 42 km à pied). En 2014, l’« homme de fer » a disputé le triathlon d’Embrun (Alpes-Maritimes). En 2015, l’Auxerrois d’origine y a ajouté Barcelone. Cette année, il s’est contenté d’Embrun. Insuffisant à ses yeux. « Là, je me suis rendu compte qu’un seul Ironman par an, ce n’est pas assez. Une fois que c’est fini et qu’on n’a pas d’objectif derrière, c’est compliqué… ».

Trois montagnes à gravir

Pour cette nouvelle saison, ce père de trois enfants n’aura pas le temps d’avoir le blues post-compétition. Il s’est concocté un programme pour le moins costaud : l’Altriman dans les Pyrénées, début juillet ; Embrum, à la mi-août ; et, cerise sur le gâteau, l’Evergreen, dans les Alpes, début septembre. À la longue distance, Nicolas Thiery a choisi d’ajouter du dénivelé. « Il va falloir une belle gestion de fatigue », explique le Morlaisien qui s’attend à souffrir sur ces courses hors normes.

80 cas en France

Mais sa douleur, il sait qu’elle est éphémère et voulue. Celle qui touche la famille du petit Alexandre est tout autre. La maladie de l’homme de pierre est rare, environ 80 cas en France. Elle se traduit par une ossification progressive des muscles, tendons et ligaments. Le malade est peu à peu emprisonné dans un second squelette. Nicolas Thiery ne connaissait pas cette maladie avant de rencontrer à l’école Alexandre et ses parents qui ont créé l’association Fop France dont le but est d’aider à la fois les familles et la recherche. « Je voulais faire quelque chose pour cette famille. En dehors de mon travail, je ne sais pas faire grand-chose d’autre que du sport », reconnaît le triathlète qui entend communiquer sur l’association via son défi sportif. « Mon but est de trouver des sponsors pour l’association. Moi, je n’ai besoin de rien », précise le sportif au grand coeur.

Article paru le 04/01/2017 sur le site du Télégramme

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