Mes frères - film fin prêt pour le succès

« Mes frères », un film fin prêt pour le succès

Pour son prochain long-métrage, Bertrand Guerry a tourné sur l’île cet automne. La copie va être envoyée dans les festivals.

Bertrand Guerry est passé derrière la caméra pour un projet qui lui tient à coeur : comment vivre avec la maladie ? Lui et son équipe ont trouvé, sur l’île, un cadre propice à ce long-métrage. Et bien plus encore ! Tournées principalement sur la côte ouest, entre les Corbeaux et les Tchinettes, les images traduisent bien l’état d’âme des personnages et les enjeux de l’histoire : deux frères, à la tête d’une fanfare locale sur une île déserte, vivent isolés à plusieurs titres, car l’un est atteint d’une maladie incurable et l’autre s’enferme dans le mutisme. C’est leur soeur qui saura trouver les mots pour libérer la chape de plomb, un drame survenu douze ans auparavant.

Un espace, une matière, une saveur

Si le tournage a duré deux mois, l’équipe a passé beaucoup de temps en repérage : « Nous avons choisi ces paysages pour la force qui s’en dégage car les personnages cherchent à s’enraciner, explique-t-il. Très importante aussi, la lumière, une matière à part entière. Et des séquences ont été tournées « Chez Tintin » à Saint-Sauveur ou à l’Escadrille de Port-Joinville, des lieux qui reflètent l’âme de l’île. Ce n’est pas non plus un hasard d’avoir tourné en automne. Nous voulions en préserver l’authenticité, la qualité du silence. » Cette saveur toute particulière, nul doute que Bertrand aura su en tirer parti pour aborder un sujet grave avec les moyens du cinéma et de la poésie : « Je souhaite que les gens sortent bousculés, comme dans les montages russes, qu’ils vivent de fortes émotions suivies d’échappées oniriques. »

Après cet intense tournage, lui et son équipe viennent d’achever la postproduction, une étape longue et essentielle : « Par exemple, dans la séquence de la fanfare, à Saint-Sauveur, le public doit être en totale immersion, au milieu des cuivres. Pour chaque scène, on doit atténuer certains bruits parasites et nourrir les images par des effets de façon à procurer des sensations variées. »

Cela représente plus de huit mois de travail au total. Maintenant que la copie finale est prête, il est temps de l’inscrire dans les festivals : « Nous espérons être sélectionnés à Premiers Plans d’Angers », précise Bertrand. Donc, encore un peu de patience avant de découvrir le résultat.

Mais en attendant la sortie nationale, prévue en 2018, une projection privée et sur invitation est programmée, dimanche 22 octobre, à 18 h au Ciné Islais. Un privilège pour les figurants et soutiens ayant participé à ce projet.

Article paru le 22/08/2017 sur le site de Ouest-France

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